David Vourch

En quelques mots parlez-nous de votre projet, Pomfeed?

J'ai créé une épicerie fine en ligne de produits artisanaux gastronomiques français. PomFeed est un acronyme de l’ensemble des valeurs que je souhaite véhiculer à travers cette épicerie. PRODUIT ORIGINE CERTIFIE MODERNE FRAÎCHEUR EXCELLENCE ETHIQUE DÉCOUVERTE

Pomfeed propose des produits avec une origine certifiée et les distribue de façon moderne, ce qui va permettre de conserver toute la fraicheur et l’excellence des produits.
Il y a un autre point qui est très important dans le projet : l’aspect éthique. Lorsqu’on va travailler avec les artisans, nous allons le faire de façon éthique en optant pour une juste redistribution des valeurs.

En fin, le dernier objectif de l’épicerie c’est faire découvrir des régions par le biais de la gastronomie.

Que proposez-vous dans vos « box »?

Chaque box propose 5 produits illustrant le savoir faire de 5 artisans d’une même région. L’idée est d’aller tous les mois dans une nouvelle région et de découvrir l’artisanat local. Le dernier objectif est, bien évidemment, de faire découvrir aux abonnés des artisans, qu’ils n’auraient pas pu connaitre autrement, et de leur raconter l’histoire autour de ces entreprises artisans qui sont généralement des structures familiales transmises de génération à génération.

Pourquoi vous-êtes vous lancé dans cette aventure ?

J’ai toujours été attiré par l’entrepreneuriat. Avant de me lancer dans ce projet, j’avais une autre activité dans le domaine du e-commerce : j’achetais des accessoires pour smartphones en Chine, et je les revendais directement en France.

Ce projet a donc été très intéressant dans la mesure où ça m’a permis de mettre en application la théorie acquise durant mon « bachelor » (Licence) et au contraire, de mieux comprendre certaines situations auxquelles j’ai été confronté pendant cette aventure grâce aux cours que je suivais. Mais ce projet manquait un petit peu d’aspect éthique, c’est-à-dire, qu’en apportant des produits provenant de Chine et en les revendant en France, même si c’était lucratif, il n’y avait pas cet aspect visant à faire quelque chose qui soit à la fois valorisant pour soi mais aussi pour les autres.

Pourquoi la gastronomie ?

Durant la fin de mon ‘bachelor’ j’ai effectué un stage chez un artisan alsacien spécialisé dans la vente de produits artisanaux. Et il en manquait une boutique en ligne, et donc à partir de l’expérience que j’avais eu dans la vente des accessoires pour smartphones ; je me suis dit que je pouvais faire un stage qui soit à la fois intéressant pour moi et aussi utile pour lui. Durant cette période j’ai pu être confronté à l’ensemble des difficultés auxquelles doivent faire face les artisans lorsqu’ils souhaitent se lancer dans la vente à distance. Et j’ai aussi constaté que ce sont des problèmes qui sont assez communs à tous les artisans. Ma tante, tient une biscuiterie artisanale en Bretagne et fait face aux même problématiques.

J’ai donc pensé que je pouvais peut-être apporter une solution adaptée à leur problématique.

Maintenant c’est une passion ou un travail ?

C’est un petit peu des deux, dans la mesure où lorsqu’on se lance dans l’entrepreneuriat, généralement, on fait quelque chose qu’on aime. Et donc, c’est un travail passionnant qui n’est pas toujours facile mais qui est très intéressant et qui est très motivant.

Comment voyez-vous la suite ?

Je lance la boutique le 5 mars 2018, donc ça va être intéressant de voir les différents retours que je vais pouvoir obtenir durant ce premier mois. Après j’aimerai que ça se développe rapidement, que le nombre d’abonnés augment et d’ici fin 2018, que je puisse travailler avec plus de 40 artisans situés dans toute la France.

Comment avez-vous réussi à intégrer la « Business Nursery » ?

J’ai la chance d’être accompagné par Monsieur Maddalone qui a su me conseiller et avec qui on a su bien organiser l’idée. C’est un projet que j’avais dans le creux de la tête depuis un petit moment donc j’ai eu le temps de le travailler, de le structurer afin de le présenter correctement et de démontrer au jury que je savais de quoi je parlais et ce même si je n’avais pas encore toutes les compétences nécessaires. Je voulais montrer que ma motivation et mes différentes expérience me permettrait d’intégrer la ‘Business Nursery’ et d’être accompagné pour lancer mon projet au sein de Kedge.

Qu’est-ce que la "Business Nursery" vous a apporté ?

L’Incubateur par ses ateliers a pu répondre à de nombreuses questions.
Ce qui est très intéressant, c’est que lorsque l’on intègre la Business Nursery, même si on a des projets qui sont tous différents les uns des autres, nous sommes généralement confrontés aux mêmes problématiques à savoir : créer son entreprise, choisir une forme juridique, déposer sa marque, trouver un expert-comptable et c’est en cela que la Business Nursery à travers ses différents ateliers a pu m’aider dans la création de ma société. À la fois au niveau juridique, mais aussi au niveau comptable et même marketing, étant donné que nous bénéficions d’ateliers traitant entre autre du marketing digital qui nous sont très utiles.

Que pouvez-vous conseiller à de jeunes entrepreneurs ?

Ne pas hésiter à discuter de son projet avec les autres, parce qu’on a tous l’impression d’avoir l’idée du siècle. Alors certains projets, effectivement, ont beaucoup plus de potentiel que les autres. Mais dans tous les cas, il faut réussir à échanger avec les autres et ne pas avoir peur de se faire « piquer » l’idée. Avoir un autre point de vue s’avère souvent être très utile. Parfois on a tendance à être la tête dans le guidon et ne pas réfléchir à certains problèmes qui paraissent évidents à d’autres.

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